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La Grande-Bretagne entend renforcer ses liens avec l'UE via une nouvelle loi
information fournie par Reuters 13/05/2026 à 13:59

Ouverture officielle du Parlement, aux Chambres du Parlement, à Londres

Ouverture officielle du Parlement, aux Chambres du Parlement, à Londres

Le Premier ministre britannique, Keir ‌Starmer, compte faire adopter une loi permettant de renforcer les liens entre la Grande-Bretagne et ​l'Union européenne, le dirigeant travailliste érigeant en priorité l'amélioration des relations économiques avec les Vingt-Sept face aux appels de plus en plus nombreux à sa démission.

Ce projet a été officiellement annoncé ​mercredi par le roi Charles III dans son discours exposant le programme législatif à venir.

Cette loi sur le Partenariat ​européen permettra de mettre en oeuvre des accords ⁠avec l'UE "maintenant et à l'avenir".

Keir Starmer est confronté à des appels de plus en ‌plus pressants à sa démission depuis la déroute subie par le Parti travailliste jeudi dernier aux élections locales en Angleterre, en Ecosse et au ​Pays de Galles. Le Premier ‌ministre britannique a cependant exprimé sa volonté de rester à son ⁠poste et il fait de l'amélioration des relations avec l'UE un élément central de son programme pour la Grande-Bretagne, tout en s'efforçant de ne pas réveiller les divisions liées au Brexit.

S'il ⁠juge que la ‌Grande-Bretagne doit par défaut s'aligner sur les normes européennes dans certains secteurs ⁠afin de soutenir son économie, Keir Starmer s'est aussi engagé à ce que le pays ‌ne revienne pas au sein du marché unique européen ni dans l'union ⁠douanière et ne rétablisse pas non plus la liberté de circulation ⁠avec les Vingt-Sept.

Londres et ‌l'UE ont défini l'an dernier un cadre censé permettre des accords sur les produits alimentaires ​et les boissons, les permis d'émissions polluantes et ‌l'électricité, dont les détails sont toujours en cours de négociation.

Le projet de loi annoncé mardi doit "garantir que les accords ​avec l'UE peuvent être mis en oeuvre maintenant et à l'avenir".

Le Parlement britannique devra donner son aval avant toute application d'une loi européenne en Grande-Bretagne de même qu'à ⁠tout nouveau traité susceptible d'être conclu dans le cadre de cette législation.

Dans son introduction écrite au discours du roi, Keir Starmer a déclaré que la volonté de lever les freins à la croissance économique passait par "la définition d'une nouvelle direction pour la Grande-Bretagne lors du prochain sommet de l'UE, plaçant la Grande-Bretagne au coeur de l'Europe".

(Alistair Smout, version française Bertrand ​Boucey, édité par Sophie Louet)

5 commentaires

  • 14:39

    @cyber frog99 : Bien sûr que le Brexit a été appliqué à minima . Il fallait une frontière en Irlande, appliquer des droits d'entrée dans l'UE à tous les produits en provenance de Grande Bretagne et interdire toute activité financière des banques anglaises qui n'ont pas leur siège dans l'UE. C'est sûr que cela aurait favorisé les Anglais !


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